Trois poetes hongrois
Editeur: Du murmure Date de parution: 31/10/2010 EAN: 9782915099300 Langue du livre: Français Nature de l’article: Livre
7 660 Ft
Catégorie: Poésie
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Présentation

De Krisztina Tóth, János Lackfi et András Imreh
traduit par Anne Talvaz, Sophie Aude, Lucien Noullez, Guillaume Métayer, Lorand Gaspar, Jacques Filan, Kinga Dornacher et Sarah Clair, avec la contribution de François Dominique.

La poésie est ennuyeuse. Elle ne parle pas de la vie de tous les jours, de la vie qui nous intéresse. On n’y comprend rien…
Ces réflexions trop souvent entendues et cette crainte de ne pas comprendre qui s’attachent sans cesse à la poésie, il n’y a qu’à ouvrir ce livre pour découvrir les limites de leur vérité. Et quand bien même une part d’ombre s’y blottirait dans la poésie ! Le monde est-il si simple ? Et notre propre vie, la comprenons-nous vraiment dans ses moindres frissons ? Que la poésie soit aussi le reflet de la complexité de ce que nous vivons, cela ne devrait-il pas nous paraître normal ? C’est peut-être précisément parce qu’elle parle de notre humaine condition que la poésie est parfois opaque. Acceptons de ne pas tout saisir en un seul regard, en une seule fois. Donnons-nous le temps, accordons nous la lenteur. La poésie se lit lentement, sensuellement. L’existence n’est-elle pas passionnante parce qu’elle préserve une partie de ce mystère que les poètes s’acharnent discrètement à creuser et à découvrir avec leur outil favori : la langue ? Et d’autres zones d’ombre surgiront…
Dans ce livre où de multiples traducteurs se sont donnés le mot pour réunir trois poètes hongrois contemporains : Krisztina Tóth, János Lackfi et András Imreh, on parle d’empreinte de chat, de chien écrasé, de roue de bicyclette, de merle se nourrissant de chou pourri, de pomme de pin, de compost, de voisins importuns, de ballons d’hélium, de raisins secs, de perte de calories, de souris empoisonnée, de moteur de voiture à réparer… C’est de toute cette brocante que les trois poètes font leur miel. Et c’est avec ce miel qui coule de source que nous allons choyer notre ignorance et la bousculer aussi, car c’est encore aux limites de la vie et de la mort que les poètes nous conduisent. Avec humanité.
Salut Poètes ! Üdv a Költőknek! © Du murmure