Les beaux jours de la rue de la main d'or (poche)
Editeur: Cambourakis Date de parution: 07/11/2018 EAN: 9782366243796 Langue du livre: Français Nature de l’article: Livre
4 020 Ft
Catégorie: Littérature
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Présentation

Eredeti cím : Aranykéz utcai szép napok

« J’ignore quelle sorte d’énergumène est le lecteur français d’aujourd’hui, et comment […] il peut juger un écrivain hongrois tel que Gyula Krúdy.
Parmi les mille romans qui paraissent chaque année en France, le livre d’un auteur hongrois fait figure d’une goutte d’eau dans la mer. Même si cette goutte est en réalité un océan. Quand il entend le nom de Krúdy, le lecteur hongrois ressent une drôle d’impression, comme si on évoquait devant lui un vieux prince mystérieux, au royaume illimité, et au pouvoir inexistant.
Pour le lecteur hongrois, Krúdy est une institution, un univers, une bibliothèque individuelle. Krúdy est infiniment vaste. Sa production littéraire fut surhumaine, ses connaissances en gastronomie, sur les petites auberges, sur le fonctionnement de l’âme humaine étaient inépuisables, sa vie fut, elle aussi, très intense, riche d’aventures et de légendes ; dans son enfance – selon ses dires –, il faillit mourir noyé sous la glace qui venait de rompre, et fut sauvé par un peintre en céramique ; après cela, il se crut invincible.
Il remporta plusieurs duels, et avouera, plus tard, qu’en réalité il ne savait pas se battre. Il vécut cinquante-cinq années, de 1878 à 1933, et fut peut-être l’écrivain hongrois le plus productif ; c’est pourtant criblé de dettes, pourchassé par ses créanciers, qu’il mourut un matin radieux de mai. »
László Darvasi

Traduit du hongrois par Charles Zaremba & Natalia Zaremba-Huzsvai

© Cambouarkis

L'auteur / la collection

Né d'un père issu de la petite noblesse, dont il tient le nom et le prénom, et d'une mère issue du monde rural, Julianna Csákányi, Gyula Krúdy est le premier-né parmi les 10 enfants que compte sa famille. Il suit l'école primaire dans sa ville natale (entre 1883 et 1887), et le collège-lycée à Szatmárnémeti (auj. Satu Mare) (1887-1888), puis à Podolin (auj. Podolínec) (1888-1891), puis de nouveau à Nyíregyháza (1891-1895), où il passe son baccaleuréat en juin 1895. Il devient ensuite journaliste, travaillant d'abord à Debrecen, puis à Nagyvárad (auj. Oradea). A l'aube de ses vingt ans, il sort son premier recueil de nouvelles : Üres a fészek és egyéb történetek. Il prend part à la rédaction de plusieurs magazines littéraires, dont le Nyugat. Sa série Szindbád et le roman A vörös postakocsi ont eu un écho national et un grand succès auprès du public. En 1899, il se marie avec une institutrice nommée Bella Spiegler (de son nom d'écrivain Satanella). Plus tard, il la quitte pour Zsuzsa Rózsa. Son parcours est un événement particulier au sein de la littérature hongroise du XXme siècle.

Gyula Krúdy nació en Nyíregyháza, Hungría en 1878. Publicó su primer relato en 1893 y se convirtió en uno de los escritores más aclamados de la literatura húngara del siglo XX. Publicó más de sesenta novelas, tres mil relatos, cuatro obras de teatro y más de mil crónicas periodísticas. Obtuvo en 1930 el premio Baumgarten y falleció en 1933 en Budapest.
Al igual que el joven Rainer Maria Rilke en Praga, Krúdy retrata, con una prosa cautivadora, el Budapest de fin de siglo, una ciudad latente y moderna que emergía de un viejo mundo. La prosa de Krúdy capta magníficamente la singular mezcla húngara de magia y sofisticación.