L'ame et la langue
Editeur: Vagabonde Date de parution: 14/10/2016 EAN: 9782919067213 Langue du livre: Français Nature de l’article: Livre
6 020 Ft
Catégorie: Littérature
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Présentation

Certains, alors qu'ils expriment des choses triviales, fumeuses et dépourvues d'intérêt avec médiocrité, confusion et de manière insipide, s'en consoleront en se disant qu'ils sont « profonds ». Nous autres, soyons modestes. Tout ce qui palpite en nous, ramenons-le à la surface lumineuse de notre esprit de manière à le rendre sensible et palpable comme la vie ; exprimons autant que possible ce qui est complexe avec simplicité, ce qui est obscur avec clarté, et laissons croire que nous sommes simplement spirituels. Poète, romancier, nouvelliste, Dezso Kosztolányi (1885-1936) fut l'un des écrivains hongrois majeurs du siècle passé. Il fut également publiciste, auteur d'innombrables petits écrits - authentiques manifestes - qu'il publia quotidiennement dans les journaux et les revues. Dans une sélection de ces proses brèves, ici proposées et traduites par Thierry Loisel et toutes centrées sur le thème de la langue, Kosztolányi nous livre un véritable traité d'éthique et d'esthétique, souvent impertinent mais toujours rédigé avec la juste distance nécEssaisre face à l'émotion, au savoir académique, à l'altérité, sans cesser d'interroger l'énigme du langage et de la beauté pour mieux laisser jaillir la force d'une pensée toujours en mouvement. « Ironie et conscience : les deux éléments n'en font qu'un, et c'est là le fondement de la poésie [...] Vous apportez une nouvelle distinction, et mieux encore, vous rattachez votre nom à la liste de ceux qui font la vie de l'esprit et de la culture européenne. » (Lettre de Thomas Mann à Kosztolányi).

L'auteur / la collection

Dezsö Kosztolányi est né en 1885 dans une ancienne province de l’empire austro-hongrois.
Très tôt il se consacre au journalisme et devient l’un des principaux rédacteurs de la prestigieuse revue Nyugat.
Entre 1922 et 1926, paraissent quatre romans : Néron, le poète sanglant – que préfacera Thomas Mann –, Alouette, Le Cerf-volant d’or et Anna la douce, qui accroissent sa renommée puisqu’ils sont traduits dans de nombreux pays. Travailleur infatigable, il collabore à la plupart des journaux nationaux, traduit les grands poètes et romanciers étrangers, prend la présidence du Pen Club hongrois.
Mais les premiers symptômes d’un cancer font leur apparition. Malgré une intervention chirurgicale, il meurt à l’hôpital Saint-Jean, à Budapest, le 2 novembre 1936.
« Kosztolányi : le plus grand écrivain hongrois de ce siècle. » Sophie Kepes, La Quinzaine littéraire

Dezsó Kosztolányi (Szabadka, 1885-Budapest, 1936), uno de los mayores escritores de la literatura húngara del siglo XX, fue narrador, poeta, traductor, ensayista y periodista. Publicó poesía (Las quejas del niño pobre, 1910; Las quejas del hombre, 1924, y Cáculo, 1935), ensayo, relatos, novela (Alondra, 1924; La cometa dorada, 1925; Ana la dulce, 1926 –los tres títulos editados por Ediciones B–, y Nerón, el poeta sangriento, 1922, con prólogo de Thomas Mann).