Seuls les vivants créent le monde
Editeur: Robert Laffont Date de parution: 08/10/2020 EAN: 9782221249505 Langue du livre: Français Nature de l’article: Livre
3 240 Ft
Catégorie: Littérature (traduction)
En stock
Présentation

Publiés dans la presse allemande entre août 1914 et août 1918, les textes réunis ici – articles, manifestes et reportages – montrent l’évolution de la pensée de Stefan Zweig. On y découvre que ses positions pendant la Grande Guerre sont mouvantes : elles ont changé l’homme et transformé l’artiste, lui donnant une épaisseur qu’il n’avait pas. D’abord humaniste, il se laisse emporter, comme bien d’autres, par un élan patriotique quasi mystique. Puis il rejoint peu à peu les idées pacifistes de son ami Romain Rolland, après avoir constaté les horreurs « réelles » de la guerre. En 1918, Zweig signe un texte saisissant, « Éloge du défaitisme », où il cherche à résister au « bourrage de crâne » qui s’exerce sans relâche sur les consciences individuelles.
Un siècle après, son appel à la résurrection de l’esprit et de l’Europe retentit avec plus de force que jamais.
Traduction : David Sanson
© Robert Laffont

L'auteur / la collection

Né à Vienne en 1881, fils d’un industriel, Stefan Zweig a pu étudier en toute liberté l’histoire, les belles-lettres et la philosophie. Grand humaniste, ami de Romain Rolland, d’Émile Verhaeren et de Sigmund Freud, il a exercé son talent dans tous les genres (traductions, poèmes, roman, pièces de théâtre) mais a surtout excellé dans l’art de la nouvelle (La Confusion des sentiments, Vingt-quatre heures de la vie d’une femme), l’essai et la biographie (Marie-Antoinette, Fouché, Magellan…). Désespéré par la montée du nazisme, il fuit l’Autriche en 1934, se réfugie en Angleterre puis aux États-Unis. En 1942, il se suicide avec sa femme à Petrópolis, au Brésil. © Le Livre de Poche

Stefan Zweig (Viena, 1881 – Río de Janeiro, 1942) fue uno de los escritores más polifacéticos de la primera mitad del siglo XX. De origen judío, estudió en Berlín y Viena, tras lo cual acabó viajando gran parte de su vida. Durante la primera gue­rra mundial se trasladó a Zurich, donde se adhirió a las causas pacifistas del escritor francés Romain Rolland. Más tarde volvió a su país, concretamente a Salzburgo, pero el nazismo le obligó a exiliarse en 1934. Así Zweig y su segunda esposa se instalaron primero en Londres y más tarde en Brasil, donde, profundamente desilusionados por el ambiente bélico que imperaba en todo el mundo, se suicidaron en 1942. Zweig cultivó todos los géneros literarios, aunque destacó especialmente como narrador (Primera experiencia, 1923; Con­fu­sión de sentimientos, 1926; La impaciencia del corazón, 1938) y ensayista (Verlaine, 1905; Tres poetas de sus vidas, 1932). Tras algunas décadas en las que sus obras se vieron inexplicablemente ignoradas, Zweig ha sido recuperado y actualmente goza del prestigio y la popularidad que por justicia literaria le correspondía. © Planeta de libros