La vie mensongere des adultes
Editeur: Gallimard Date de parution: 09/06/2020 EAN: 9782072899218 Langue du livre: Français Nature de l’article: Livre
8 910 Ft
Catégorie: Littérature (traduction)
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Présentation

«Deux ans avant qu’il ne quitte la maison, mon père dit à ma mère que j’étais très laide.»

Giovanna, fille unique d’un couple de professeurs, vit une enfance heureuse dans les hauteurs de Naples. L’année de ses douze ans, elle surprend une conversation dans laquelle son père la compare à Vittoria, une tante à la réputation maléfique. Bouleversée par ce rapprochement aussi dévalorisant qu’inattendu, Giovanna va chercher à en savoir plus sur cette femme. En fouillant l’appartement, elle déniche de rares photos de jeunesse sur lesquelles son père se tient aux côtés d’une personne mystérieusement recouverte de feutre noir. Elle décide alors d’aller à la rencontre de cette Zia Vittoria habitant les quartiers pauvres de Naples. Dans cette partie de la ville qui lui était inconnue, l’adolescente découvre un autre univers social, une façon d’être plus spontanée. Incitée par sa tante à ouvrir les yeux sur les mensonges et les hypocrisies qui régissent la vie de ses parents, elle voit bientôt tout le vernis du monde des adultes se craqueler. Entre grandes espérances et cuisantes désillusions, Giovanna cherche sa voie en explorant les deux visages de la ville, comme deux aspects de son identité qu’elle tente de concilier.

Traduction de l'italien par Elsa Damien
© Gallimard

L'auteur / la collection

Probablement née à Naples, ville présente dans ses deux romans, Elena Ferrante (un pseudonyme) vivrait selon certains en Grèce. Selon d'autres, elle serait retournée s'installer à Turin.

L'auteur dont quasiment rien n'est connu avec certitude, refuse d'être un personnage public et ne s'est pas présentée à la remise des prix, à savoir le Prix Oplonti et le Prix Procida Elsa Morante, que son premier roman "L'Amour harcelant" (1992) avait obtenu.

Elle n'accorde aucune interview, à l'exception de celle parue dans le journal "L'Unitá" en 2002.

Son deuxième roman "I giorni dell' abbandono" ("Les jours de mon abandon") est sorti en 2002.

Ferrante a également publié "La Frantumaglia" (2003), un recueil de lettres à son éditeur, de textes et de réponses à ses lecteurs où l'auteure parle d'elle-même, de son travail et de son observation du monde. Elle tente de faire comprendre ses raisons de demeurer dans l'ombre, parle d'un désir d'auto-préservation de sa vie privée, d'un souci quelque peu névrotique d'inaccessibilité, de son souci de maintenir entre elle et son lectorat une certaine distance et de ne pas se prêter aux jeux des apparences où risquent de l'entraîner les contacts avec la presse. Elle est fermement convaincue que ses livres n'ont pas besoin d'une 4ème de couverture reproduisant sa photographie et entend qu'ils soient perçus comme des organismes auto-suffisants auxquels la présence de l'auteure ne pourrait rien ajouter de décisif.

En 2011 a été publié le premier volume du cycle "L'Amica geniale" ("L'amie prodigieuse") suivi en 2012 du second volume "Storia del nove cognome" ("Le nouveau nom", paru en français début 2016) . En 2013 paraît "Storia di chi fugge e di chi resta", suivi en 2014 du quatrième et dernier volume, "Storia della bambina perduta". Ces deux derniers volumes ne sont pas encore édités en français.

En 2015, Roberto Saviano propose la candidature de son roman "L’amica geniale" au prix Strega, ce que l’auteur accepte.
© Babelio