Considérations morales
Editeur: Rivages Date de parution: 28/02/2018 EAN: 9782743642396 Langue du livre: Français Nature de l’article: Livre
3 010 Ft
Catégorie: Essais
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Présentation

Est-ce que notre aptitude à juger, à distinguer le bien du mal, le beau du laid, est dépendante de notre faculté de penser ? Tant d'années après le procès Eichmann, Hannah Arendt revient dans ce bref essai, écrit en 1970, à la question du mal. Eichmann n'était ni monstrueux ni démoniaque, et la seule caractéristique décelable dans son passé comme dans son comportement durant le procès et l'interrogatoire était un fait négatif : ce n'était pas de la stupidité mais une extraordinaire superficialité. La question que Hannah Arendt pose est : l'activité de penser en elle-même, l'habitude de tout examiner et de réfléchir à tout ce qui arrive, sans égard au contenu spécifique, et sans souci des conséquences, cette activité peut-elle être de nature telle qu'elle conditionne les hommes à ne pas faire le mal ? Est-ce que le désastreux manque de ce que nous nommons conscience n'est pas finalement qu'une inaptitude à penser ?
Mary Mccarthy (Préface)
Marc Ducassou (Traduction)
© Rivages

L'auteur / la collection

Née à Hanovre (Allemagne) en 1906, dans une famille juive, Hannah Arendt montre très tôt les signes d’une grande précocité intellectuelle. Élève de Heidegger, puis de Husserl, elle soutient, à vingt-deux ans, son doctorat sur « le concept d’amour chez saint Augustin », sous la direction de Karl Jaspers. En 1933, elle fuit l’Allemagne nazie et se réfugie en France, où elle résidera jusqu’en 1940. À Paris, elle milite dans des organisations sionistes, aux côtés d’intellectuels tels que Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, Stéphan Zweig, ou encore Bertold Brecht. Elle y fait aussi la connaissance de Heinrich Blücher, un communiste allemand, qui l’épouse quelques années plus tard. En 1941, elle émigre aux États-Unis. Devenue citoyenne américaine, la publication de Les origines du totalitarisme en 1951, qui n’apparaît que vingt ans après en France, marque le début de sa renommée. Dès 1955, elle donne, dans diverses universités américaines, des conférences, qui seront reprises dans ses différents ouvrages : La crise de la culture (1961), La condition de l’homme moderne (1958) et L’essai sur la révolution. Elle est, jusqu’à sa mort à New York en 1975, professeur à la New School for Social Research. Son dernier livre, resté inachevé, La vie de l’esprit, est publié à titre posthume, en 1978.
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