Niki ou l'histoire d'un chien
Editeur: Circé Date de parution: 21/10/2010 EAN: 9782842422844 Langue du livre: Français Nature de l’article: Book
3 120 Ft
Catégorie: Littérature
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Présentation

Eredeti cím: "Niki-Egy kutya története"

" La Chienne a adopté les Ancsa au printemps 1948 ", c'est ainsi que commence le roman. Les Ancsa, un couple d'âge mûr, vivent dans la banlieue de Budapest, alors que la Hongrie est en ruine et commence seulement à se relever du cauchemar de la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement communiste promet de mettre de l'ordre dans le pays. M. Ancsa, qui est ingénieur, est aussi enthousiaste d'aller travailler pour construire le futur que d'oublier le passé. La seule chose à laquelle il peut encore consacrer du temps, c'est une petite chienne, qui attend sa première portée. Mais Niki sait beaucoup de choses, et ce déjà bien avant qu'elle fasse partie de la maison des Ancsa. Quand le nouveau travail de M. Ancsa les a contraints à prendre un appartement en ville, ils l'ont gardé avec eux. Puis, lors d'une répression politique, M. Ancsa disparaît sans laisser de trace. Pendant cinq ans, il ne réapparaît pas ; cinq ans d'absence, de silence, de peur et de lutte ; cinq ans durant lesquels Mme Ancsa n'a que Niki et Niki n'a que Mme Ancsa. L'histoire de Niki, une chienne ordinaire, et des Ancsa, un couple non moins ordinaire, est une parabole extraordinairement émouvante, sans toutefois donner dans la sensiblerie, sur l'attention, la gentillesse et la résistance de l'amour.
À l'instar de Des Souris et des hommes, Niki est un chef-d'oeuvre de la mise en évidence de l'inhumanité de l'homme envers l'homme. Avec une naïveté astucieuse, Déry retransmet (ou imagine), avec le plus grand sérieux, toutes les secousses de l'âme de Niki. Il met, en quelque sorte, le réalisme psychologique du roman contemporain à la disposition d'un fox-terrier. © Circé

L'auteur / la collection

Issu de la bourgeoisie fortunée, ses premiers textes, expressionistes, paraissent dans la revue Nyugat en 1917. Entré au Parti communiste, il participe à la Commune dans une commission d’écrivains, et doit émigrer après la chute de la République des Conseils. A Vienne il devient collaborateur de la revue Ma et publie ses premiers poèmes et récits surréalistes. A Paris pendant deux ans, il entre en contact avec les mouvements d’avant-garde avant de rentrer provisoirement en Hongrie en 1926 où il collabore, avec Illyés et Kassák, à la revue Dokumentum et s’illustre comme théoricien et poète du surréalisme. Se déplaçant dans toute l’Europe dans la première moitié des années 30, il se détourne de l’avant-garde pour entreprendre La Phrase inachevée, fresque réaliste de la Hongrie de l’entre-deux-guerres, qui ne pourra être publiée qu’en 1947. Alors qu’il avait été distingué par le nouveau régime, son roman La Réponse (1950-1952) est attaqué par la critique stalinienne. Condamné à neuf ans de prison pour sa participation à la révolution de 1956, il bénéficie en 1960 d’une amnistie. Il publie en 1964 un roman que l’on peut qualifier de contre-utopique, M. G. A. à X, suivi en 1966 de L’Excommunicateur, qui exprime le scepticisme de l’homme déçu par l’action politique. Il bénéficie d’une importante reconnaissance à l’étranger, grâce à de nombreuses traductions, y compris en français dans les années 1950 à 1970 . © www.litteraturehongroise.fr

Nació en Budapest en el seno de una próspera familia de ascendencia judía (1894-1977). En 1919 se unió al partido comunista y sirvió en el infortunado gobierno revolucionario de Béla Kun, que cayó antes de final de año. Durante la mayor parte de los siguientes tres lustros, vivió en el exilio, hasta su regreso a Hungría en 1935. Aunque en un principio fue bien considerado por el gobierno comunista de la posguerra, en 1953 Déry ya había sido expulsado del partido por las críticas a su política cada vez más represiva. Posteriormente apoyó al gobierno reformista de Imre Nagy y, tras la represión soviética de la revuelta de 1956, fue condenado a nueve años de prisión. Escritores de todo el mundo, entre ellos Albert Camus, Jean-Paul Sartre, E. M. Forster, Rebecca West y Alberto Moravia, se unieron en su defensa y en 1960 no sólo se le concedió la amnistía, sino que también pudo volver a publicar y a viajar con relativa libertad. Entre las obras más importantes de Déry destacan El ajuste de cuentas, Monsieur G.A. en X y Querido suegro. © Duomo