Opium
Editeur: Arbre Vengeur Date de parution: 06/06/2019 EAN: 9782379410000 Langue du livre: Français Nature de l’article: Book
3 210 Ft
Catégorie: Littérature
En stock
Présentation

Eredeti cím : Ópium. Válogatott novellák

Plus aucune tombe en Hongrie ne porte le nom de Joszef Brenner connu désormais sous celui de Géza Csáth (1887-1919). Evanouis les restes de ce grand écrivain longtemps interdit qui usa sa courte vie à chercher la « vérité absolue », passant de l’art à la psychanalyse (dont il fut en Hongrie un des premiers défenseurs) avant de sombrer dans un naufrage morphinomane.

Ses nouvelles, tantôt oniriques, tantôt réalistes, nous offrent le spectacle d’une folie qui annonce un siècle tout entier placé sous ce signe. Elles osent dire, avec une précision souvent cruelle, ce que nos fantasmes les plus indicibles expriment de nos terreurs ou de nos tourments. Ne faut-il pas la découverte d’écrivains partis au bout d’eux-mêmes pour calmer en nous la peur du gouffre ? Csáth, qui brûla de l’intérieur sa brève existence, appartient à cette fratrie de possédés, abandonnant à notre inquiète raison et à notre penchant pour le mystère ces textes uniques, impudiques et rares, derniers témoignages de son funeste génie.
Traduit du hongrois par Éva Brabant Gero et Emmanuel Danjoy
© Editions de l'Arbre Vengeur

L'auteur / la collection

Joszef Brenner, né en 1887 à Szabadka en Hongrie mena de front une double activité, celle de médecin et psychiatre sous ce premier nom, et celle d’écrivain sous celui de Géza Csáth. Ami intime de Dezsö Kosztolànyi, il fut actif parmi l’avant-garde de la revue Nyugat tout en s’ouvrant aux idées neuves de Freud. Devenu toxicomane, il plongea peu à peu dans une folie qu’il savait fatale. Il se suicida en 1919 après avoir assassiné sa femme. © L'Arbre vengeur

József Brenner, conocido por el seudónimo Géza Csath, escritor con aura de maldito, siempre escribió en húngaro, un bello y extraño idioma que no tiene raíces comunes con ninguna otra lengua europea, pero magnífico para expresar con la mayor precisión lo difícilmente expresable. Csáth se malogró por su adicción a la morfina y murió joven, y a pesar del conocimiento y práctica de la psiquiatría, de su cultura versátil –crítico musical afinado, autor teatral innovador representado en la actualidad en los teatros europeos más prestigiosos–, acabó suicidándose después de matar a su esposa y protagonizar una accidentada huida del hospital en donde se le atendía tras su intento de suicidio. Fue en el curso de esa escapada cuando Géza Csáth logró por fin darse muerte. Tras publicar Cuentos que acaban mal El Nadir presenta ahora una primera traducción de El Diario, descarnado relato de la búsqueda incontenible del placer, el sexo y la muerte.