La mauvaise conscience
Editeur: Flammarion Date de parution: 09/01/2019 EAN: 9782081473911 Langue du livre: Français Nature de l’article: Book
4 410 Ft
Catégorie: Essais
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Présentation

«Heureuse la malheureuse conscience, car son malheur n’est qu’une feinte, une ruse profonde de la vie ; heureuse la mauvaise conscience, elle qui connaîtra la joie violente de renaître…»
La mauvaise conscience constitue le premier objet philosophique sur lequel le jeune Jankélévitch, à l’aube d’une brillante carrière académique, déploie dès 1933 sa réflexion propre. La thèse qu’il lui consacre, reprise trente ans plus tard pour donner naissance à ce livre, contient déjà non seulement les grands thèmes de son œuvre à venir mais aussi les piliers définitifs de sa philosophie morale.
Au centre, l’étude du remords. Indissociable de l’expérience du temps, fugace et irréversible, le remords manifeste à nos yeux l’acte irrévocable ; par là même, il est la preuve de notre liberté, et porte en lui la consolation du temps qui passe.
© Flammarion

L'auteur / la collection

Né à Bourges le 31/08/1903
Mort à Paris le 06/06/1985

Philosophe et musicologue français, Vladimir Jankélévitch est né dans une famille d'intellectuels russes. Son père médecin, Samuel, fut l'un des premiers traducteurs de Sigmund Freud en France; il traduisit également des œuvres de Hegel et Schelling ; il publia des articles dans les revues de philosophie.
Les Jankélévitch fuient les pogroms antisémites dans leur pays et s'installent en France. Vladimir entre en 1922 à l'École normale supérieure où il étudie la philosophie ; il y a pour maître Léon Brunschvicg (1869-1944). En 1923, il rencontre Henri Bergson avec qui il entretiendra une correspondance.
Reçu premier à l’agrégation en 1926, Jankélévitch part pour l'Institut français de Prague l'année suivante. Il y enseigne jusqu'en 1932 et y rédige une thèse sur Schelling. De retour en France, il enseigne au Lycée Malherbe (Caen), puis au Lycée du Parc (Lyon) et enfin à l'université de Toulouse, ainsi qu'à Lille.
Sous le régime de Vichy, il est déchu en même temps de la nationalité française et de son poste d'enseignant.
En 1941, il s'engage alors dans la Résistance. Sa sœur Ida épousa le poète Jean Cassou. Durant l'occupation, Vladimir Jankélevitch réussit à faire venir toute sa famille à Toulouse, où Jean Cassou devint commissaire de la République. Il reçut l'aide du recteur de l'Institut catholique de Toulouse, Mgr Bruno de Solages, ainsi que des Francs-Maçons, notamment la famille de Henri Caillavet.
Il retrouve en octobre 1947 son poste de professeur à la Faculté de Lille. De 1951 à 1979, il est titulaire de la chaire de philosophie morale à la Sorbonne. Il est fait docteur honoris causa de l'Université libre de Bruxelles en 1965.
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