Bodor Ádám

A szerzőről / a sorozatról :

Une grande partie de son œuvre, consacrée aux formes brèves, a d’abord été publiée par les maisons d’édition hongroises de Roumanie où il est né en 1936. Ádám Bodor s’est installé à Budapest en 1982, où il a travaillé pour les éditions Magvető. Il dit de lui : « La majeure partie de ma vie, je l’ai passée, grâce à la Providence, dans une situation quelque peu marginale, sur le plan tant social qu’existentiel » (Szende, Auteurs hongrois d’aujourd’hui, 1996). Emprisonné à seize ans, son œuvre est marquée par l’expérience de la violence et de l’arbitraire, de la dictature et se caractérise par un humour noir.

 

Ádám Bodor (Cluj-Napoca—Rumanía—, 1936) pertenece a la población húngara de Transilvania. Fue detenido por la policía política en 1950 y llevado a prisión. Además de La sección (Acantilado, 2007), hemos presentado El distrito de Sinistra (1992; Acantilado, 2003, elegido por La Vanguardia mejor libro de narrativa extranjera de 2003 y galardonado con el premio de traducción Ángel Crespo) y La visita del arzobispo (Acantilado, 2005). Bodor es también el autor de ¿Cómo es un puerto de montaña? (1980), Las montañas de Zangezur (1981), El Éufrates en Babilonia (1985) y El olor de la prisión (1999).

Littérature hongroise - FR*Romans contemporains
Kiadó : Robert Laffont
Ár : (indicatif) 5.400 Huf.
ISBN : 9782221093849
Disponible à la vente Disponible


A könyv :

Quatrième de couverture : Gabriel Ventuza arrive à Bogdanski Dolina avec pour mission de racheter aux fossoyeurs la dépouille mortelle de son père, Victor, passeur qui fut assassiné plusieurs années auparavant et qu’on dit avoir été enterré au cimetière arménien. Bogdanski Dolina est un bourg des montagnes ukrainiennes qui n’offre d’autres curiosités que la tombe du Voyageur inconnu, la monumentale décharge d’ordures, et Isolda, un camp de baraquements, où toutes sortes de "malades et autres personnes indésirables" sont gardés. Bogdanski Dolina est un lieu d'où l'on pense repartir avant même d’y être parvenu… À son arrivée, succombant à l’engourdissement provoqué par les odeurs pestilentielles du dépôt d’ordures, Gabriel Ventuza s’endort à la gare. Il n’en sortira que cinq jours plus tard grâce au narrateur du livre qui le trouve étendu nu sur une brouette. Le narrateur le conduit chez sa mère, qui lui décroche un poste d’aumônier à Isolda et lui offre de loger chez elle. Mais avec son maigre traitement, Gabriel est dans l’impossibilité d’accomplir sa mission. Une commande inespérée se présente bientôt : un riche négociant lui demande de sortir d’Isolda deux soeurs, de leur faire passer clandestinement la frontière et de les remettre entre les mains de leur cousin, Boga Schenkowitz. Mais épouvanté par l’odeur et l’aspect des soeurs qui ont séjourné au coeur de la décharge après leur évasion, Boga renonce à les reprendre. Gabriel se retrouve de nouveau sans un sou. Il ramène donc les soeurs à Isolda, où il touche la récompense promise à celui qui retrouverait les fugitives. Là, les soeurs sont enfermées dans une cage à poules et lapidées par les autres prisonniers, qui recoivent eux-mêmes tous les soirs une pluie de projectiles lancés par les membres du clergé. Car la ville est tenue par les religieux. Le temps s’y mesure à la succession des archevêques qui séjournent régulièrement à Bogdanski Dolina. L’existence elle-même est placée sous le signe du totalitarisme : il n’y a rien à quoi l’on puisse se référer. La nature récupère les vestiges de la culture, les chemins ne mènent nulle part, les individus disparaissent sans laisser de trace. La vie est un labyrinthe dont on ne peut s’échapper. Ainsi, Gabriel parvient à récupérer le corps de son père. Alors qu’il est prêt à partir, les notables religieux de la ville sont assassinés, un officiel débarque pour s’occuper des funérailles. Gabriel se rend alors compte qu’on ne lui a pas remis la bonne dépouille et que le nouveau venu n’est autre que son demi-frère… Cruauté surréaliste et ironie burlesque caractérisent ce conte hongrois où les personnages semblent sortis d’une BD de Bilal.


Bodor Ádám

A szerzőről / a sorozatról :

Une grande partie de son œuvre, consacrée aux formes brèves, a d’abord été publiée par les maisons d’édition hongroises de Roumanie où il est né en 1936. Ádám Bodor s’est installé à Budapest en 1982, où il a travaillé pour les éditions Magvető. Il dit de lui : « La majeure partie de ma vie, je l’ai passée, grâce à la Providence, dans une situation quelque peu marginale, sur le plan tant social qu’existentiel » (Szende, Auteurs hongrois d’aujourd’hui, 1996). Emprisonné à seize ans, son œuvre est marquée par l’expérience de la violence et de l’arbitraire, de la dictature et se caractérise par un humour noir.

 

Ádám Bodor (Cluj-Napoca—Rumanía—, 1936) pertenece a la población húngara de Transilvania. Fue detenido por la policía política en 1950 y llevado a prisión. Además de La sección (Acantilado, 2007), hemos presentado El distrito de Sinistra (1992; Acantilado, 2003, elegido por La Vanguardia mejor libro de narrativa extranjera de 2003 y galardonado con el premio de traducción Ángel Crespo) y La visita del arzobispo (Acantilado, 2005). Bodor es también el autor de ¿Cómo es un puerto de montaña? (1980), Las montañas de Zangezur (1981), El Éufrates en Babilonia (1985) y El olor de la prisión (1999).