Latitudes könyvesbolt
Wesselényi utca 11.
1077 Budapest
Hétfőtöl péntekig 10-től 19-ig.
Szombaton 10-től 15-ig
Présentation de l'éditeur (Folio):
Agrégée de philosophie, unie à Jean-Paul Sartre par un long compagnonnage affectif et intellectuel, Simone de Beauvoir (1908-1986) publie son premier roman, L’invitée, à trente-cinq ans. Paru en 1949, Le deuxième sexe fait d’elle l’une des figures du féminisme du XXe siècle et lui assure une renommée internationale. Les Mandarins reçoit leprix Goncourt en 1954. Ses mémoires, écrits entre 1958 et 1972, (Mémoires d’une jeune fille rangée, La force de l’âge, La force des choses, et Tout compte fait), trouvent leur justification dans une contradiction essentielle à l’écrivain : choisir lui faut toujours entre bonheur de vivre et nécessité d’écriture ; entre splendeur contingente et rigueur salvatrice. Faire de sa propre existence l’objet de son écriture, c’était en partie de sortir de ce dilemme. Elle fut également co-fondatrice de la revue Les Temps modernes et a été une épistolaire passionnée, comme en témoigne sa correspondance avec Nelson Algren et Sartre (La Cérémonie des adieux, Lettre au Castor).
Présentation de l'éditeur (Folio):
Agrégée de philosophie, unie à Jean-Paul Sartre par un long compagnonnage affectif et intellectuel, Simone de Beauvoir (1908-1986) publie son premier roman, L’invitée, à trente-cinq ans. Paru en 1949, Le deuxième sexe fait d’elle l’une des figures du féminisme du XXe siècle et lui assure une renommée internationale. Les Mandarins reçoit leprix Goncourt en 1954. Ses mémoires, écrits entre 1958 et 1972, (Mémoires d’une jeune fille rangée, La force de l’âge, La force des choses, et Tout compte fait), trouvent leur justification dans une contradiction essentielle à l’écrivain : choisir lui faut toujours entre bonheur de vivre et nécessité d’écriture ; entre splendeur contingente et rigueur salvatrice. Faire de sa propre existence l’objet de son écriture, c’était en partie de sortir de ce dilemme. Elle fut également co-fondatrice de la revue Les Temps modernes et a été une épistolaire passionnée, comme en témoigne sa correspondance avec Nelson Algren et Sartre (La Cérémonie des adieux, Lettre au Castor).
A könyv :
«Je rêvais d'être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce vœu. Elle m'assurerait une immortalité qui compenserait l'éternité perdue ; il n'y avait plus de Dieu pour m'aimer, mais je brûlerais dans des millions de cœurs. En écrivant une œuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres? Je m'intéressais à la fois à moi et aux autres ; j'acceptais mon "incarnation" mais je ne voulais pas renoncer à l'universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s'étaient développées en moi au cours de ces quinze années.»