Librairie Latitudes
1077 Budapest
Wesselényi utca 11.
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1973, Târgu Mureş, Roumanie Dragomán quitte la Roumanie en 1988 avec sa famille, pour rejoindre la Hongrie. Son premier roman A pusztitás könyve (Le Livre de la destruction) paraît en 2002. Trois ans plus tard, Le Roi blanc rencontre un grand succès en Hongrie et à l’étranger, où il est rapidement traduit. Ce texte est formé de dix-huit chapitres composés à la György manière de nouvelles d’une concentration et d’une force égales, et couvre une année de la vie d’un garçon de onze ans dont le père a été déporté dans un camp de travail au delta du Danube. L’enfant confronté aux jeux mortifères de la violence et du mensonge est le narrateur de ce récit écrit en longues phrases qui restituent une diction urgente et sans respiration, en même temps qu’un point de vue aussi incrédule qu’aiguisé, plein de vivacité et empreint d’une conscience grave sur les réalités les plus sombres de la dictature.
1973, Târgu Mureş, Roumanie Dragomán quitte la Roumanie en 1988 avec sa famille, pour rejoindre la Hongrie. Son premier roman A pusztitás könyve (Le Livre de la destruction) paraît en 2002. Trois ans plus tard, Le Roi blanc rencontre un grand succès en Hongrie et à l’étranger, où il est rapidement traduit. Ce texte est formé de dix-huit chapitres composés à la György manière de nouvelles d’une concentration et d’une force égales, et couvre une année de la vie d’un garçon de onze ans dont le père a été déporté dans un camp de travail au delta du Danube. L’enfant confronté aux jeux mortifères de la violence et du mensonge est le narrateur de ce récit écrit en longues phrases qui restituent une diction urgente et sans respiration, en même temps qu’un point de vue aussi incrédule qu’aiguisé, plein de vivacité et empreint d’une conscience grave sur les réalités les plus sombres de la dictature.
Le livre :
Le Roi Blanc est le deuxième roman de György Dragomán, né dans les années soixante-dix en Transylvanie et qui vit aujourd’hui à Budapest. Ce roman paru en 2005 en hongrois a été traduit à ce jour en vingt-huit langues. L’intrigue se déroule dans une petite ville roumaine au milieu des années quatre-vingts. Pendant un an et demi, nous suivons des tranches de vie du jeune Dszátá, onze ans. Un an et demi à attendre son père, emmené de force par des « collègues »pour un travail secret défense de la plus haute importance qui s’avère être la dernière histoire d’un père à son fils, puisqu’en réalité ce père a été déporté dans un camp de travail. Cette attente nous est relatée par l’enfant dont nous suivons le quotidien. Celui de tout enfant qui va à l’école et dont la vie est centrée sur les copains et leurs jeux plus ou moins dangereux. Mais le père absent, l’absurdité du régime totalitaire et la cruauté humaine sont subtilement présents tout au long de cette période si étrange de la vie de l’enfant qui grandit d’un coup et sort de l’enfance sans comprendre pour autant le monde des adultes. Le tour de force de ce livre réside dans la narration du point de vue de cet enfant qui ne tombe jamais dans la mièvrerie.