La nature du totalitarisme, suivi de religion et politique
Editeur: Payot Date de parution: 17/10/2018 EAN: 9782228920612 Langue du livre: Français Nature de l’article: Livre
2 300 Ft
Catégorie: Essais
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Présentation

Dans le sillage immédiat de son ouvrage majeur, Les Origines du totalitarisme (1951), Hannah Arendt rédige deux textes qui éclairent et approfondissent celui-ci. « La nature du totalitarisme » (1954) traite de la spécificité du régime totalitaire par rapport aux régimes autoritaires (tyrannie, despotisme, dictature), offre un développement sur la pensée de Montesquieu, et aborde les thèmes de l’idéologie, de la terreur et de la solitude. « Religion et politique » (1953), quant à lui, est peut-être l’essai où la philosophe discute le mieux l’idée de religion séculière ; elle y réfléchit également à la notion d’autorité, annonçant le célèbre texte de 1959, « Qu’est-ce que l’autorité ? ». Défendre la liberté humaine, penser le mal et les totalitarismes : l’œuvre de Hannah Arendt ne cesse de questionner notre époque, à l’heure où, avec la montée des nationalismes et des extrémismes, l’Europe traverse à nouveau une période des plus troublées.

Michelle-Irene Brudny (Traducteur)
© Payot

L'auteur / la collection

Née à Hanovre (Allemagne) en 1906, dans une famille juive, Hannah Arendt montre très tôt les signes d’une grande précocité intellectuelle. Élève de Heidegger, puis de Husserl, elle soutient, à vingt-deux ans, son doctorat sur « le concept d’amour chez saint Augustin », sous la direction de Karl Jaspers. En 1933, elle fuit l’Allemagne nazie et se réfugie en France, où elle résidera jusqu’en 1940. À Paris, elle milite dans des organisations sionistes, aux côtés d’intellectuels tels que Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, Stéphan Zweig, ou encore Bertold Brecht. Elle y fait aussi la connaissance de Heinrich Blücher, un communiste allemand, qui l’épouse quelques années plus tard. En 1941, elle émigre aux États-Unis. Devenue citoyenne américaine, la publication de Les origines du totalitarisme en 1951, qui n’apparaît que vingt ans après en France, marque le début de sa renommée. Dès 1955, elle donne, dans diverses universités américaines, des conférences, qui seront reprises dans ses différents ouvrages : La crise de la culture (1961), La condition de l’homme moderne (1958) et L’essai sur la révolution. Elle est, jusqu’à sa mort à New York en 1975, professeur à la New School for Social Research. Son dernier livre, resté inachevé, La vie de l’esprit, est publié à titre posthume, en 1978.
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