Hessel Stéphane

Stéphane Frédéric Hessel est un diplomate, militant politique, ambassadeur et ancien résistant français. Il fut l'un des secrétaires d'un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948.

Il est le fils de l'écrivain Franz Hessel et d'Helen Gründ, qui formeront avec Henri-Pierre Roché le célèbre trio de Jules et Jim, illustré au cinéma par François Truffaut en 1962.

Né en Allemagne, il immigre en France avec ses parents et son frère aîné Ulrich en 1925 (à Fontenay-aux-Roses, puis en 1929 à Paris), Stéphane est bachelier à 15 ans et reçu en 1937 à l'École normale supérieure et est simultanément naturalisé français, avant d'être mobilisé en 1939 à Saint-Maixent, avec trois promotions de normaliens.
Il épouse en 1939 Vitia, une jeune juive russe, interprète de conférences et fille de Boris Mirkine-Guetzevitch, célèbre professeur de droit constitutionnel en France.
Prisonnier évadé en 1940, résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, Hessel rejoint le Général de Gaulle à Londres en mai 1941, où il est affecté au BCRA. Fin mars 1944, il est envoyé en mission en France. Quelques mois plus tard, il est arrêté, déporté en Allemagne (train du 8 août), à Buchenwald, d’où il échappe à la pendaison.
Admis, en novembre 1945, au concours des Affaires étrangères, Stéphane Hessel fait toute sa carrière dans la diplomatie jusqu'en 1985, tout en étant, sous la IVe République, l'un des proches collaborateurs de Pierre Mendès-France, connu à Londres en 1943.
À l'arrivée de François Mitterrand au pouvoir, en 1981, Stéphane Hessel est élevé à la dignité d' « Ambassadeur de France ». En 1986, il prend sa carte au Parti Socialiste mais ses positions ultérieures l'en éloignent : ainsi, en 2003, il signe, avec d'autres anciens résistants, la pétition « Pour un traité de l'Europe sociale ».
Le 12 décembre 2009, il confirme son soutien en annonçant sa présence en position non-éligible sur la liste Europe Écologie Île de France, conduite à Paris par Robert Lion, lors des élections régionales de 2010.
© Babelio

Stéphane Hessel (Berlín, 1917-París, 2013), el diplomático germano-francés que dio nombre a la indignación, tuvo como padres a dos espíritus libres, el escritor de origen judío Franz Hessel y la pintora Helen Grund, que formaron con Henri-Pierre Roché el célebre trío que retrató Truffaut en Jules y Jim. Creció y se formó en París, desde donde, en 1941, viajó a Londres para unirse a la Resistencia del general De Gaulle contra la invasión nazi. Detenido y brutalmente interrogado por la Gestapo, fue deportado al campo de exterminio de Buchenwald, de donde logró salir tras intercambiar la identidad con un preso ya fallecido. Tras la segunda guerra mundial participó en la redacción de la Declaración Universal de los Derechos Humanos de 1948. Su carrera diplomática le llevó a la Indochina francesa, Argel, Ginebra, y a asumir tareas de mediador en situaciones extremas, como en Burundi en 1994, en vísperas del genocidio en la vecina Ruanda. Una dilatada labor reconocida en 1981 con la dignidad de embajador de Francia.

En sus últimos años alcanzó la fama internacional gracias a ¡Indignaos! (2011), un libro que canalizó el sentimiento popular y cuyo legado aún perdura. Entre sus obras están también ¡Comprometeos! (2011), las memorias Mi baile con el siglo (2011) y, junto al filósofo Edgar Morin, El camino de la esperanza (2012), todas ellas publicadas en Destino.
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