Suite francaise (Bande dessinée)
Editeur: Folio Date de parution: 16/03/2006 EAN: 9782070793327 Langue du livre: Français Nature de l’article: Book
3 140 Ft
Catégorie: Bandes dessinées Sous catégorie: Bandes dessinées
En stock
Présentation

Juin 1940. Les destinées se heurtent sur les routes de l'exode. Le banquier Corbin, le couple Michaud, la tribu des Péricand, l'abbé Philippe, la frivole Arlette Corail, le sinistre Corte et sa maîtresse écervelée, les perdants, les affreux, les purs et les morts, tous forment les figures inoubliables de cette débâcle française. Une brillante adaptation graphique du chef-d'œuvre d'Irène Némirovsky, couronné par le prix Renaudot 2004.
© Folio Gallimard

L'auteur / la collection

Emmanuel Moynot est né en 1960 à Paris. Après avoir fait ses premières armes dans le fanzine PLG, puis dans Viper, il publie son premier album, L'enfer du jour, chez Glénat, en 1983. En 1989, un album marque un tournant dans sa carrière : La Pension des deux roses, chez Magic-Strip. Il entame ensuite une fructueuse collaboration avec Dieter, avec qui il boucle Le Temps des bombes, réalise Qu'elle crève la charogne !, puis les deux tomes de Nord-Sud (Dargaud). Chez Casterman, il signe Bonne fête maman !, Pendant que tu dors, mon amour, et À quoi tu penses ?, avant de reprendre en 2005 la série Nestor Burma que lui confie Tardi. En 2013, il adapte L’Homme qui assassinait sa vie, de Jean Vautrin.
© Casterman

Irène Némirovsky, née à Kiev en 1903, fut contrainte à un premier exil lorsque, après la Révolution russe, les Soviets mirent à prix la tête de son père, un financier. Après une année passée en Finlande et en Suède, elle s'installe à Paris. Polyglotte, riche de ses expériences et passionnée de littérature, Irène a déjà publié deux romans et quelques nouvelles lorsque, en 1929, elle envoie à Bernard Grasset le manuscrit de David Golder. Et Irène devient une personnalité littéraire — injustement oubliée pendant des années — fêtée par les princes de la critique. Henri de Régnier, Tristan Bernard, Paul Morand sont ses familiers. Il ne faudra pas dix ans pour que ce rêve tourne au cauchemar : victime de l'« aryanisation » de l'édition, Irène n'a plus le droit de publier sous son nom tandis que Michel, son mari, est interdit d'exercer sa profession. Puis la guerre lui arrache de nouveau son foyer, puis la vie. Elle ne vit pas l'exode, mais elle l'observe du village du Morvan où elle trouve refuge, avant d'être déportée à Auschwitz en juillet 1942 où elle est assassinée sans avoir achevé son ultime roman, Suite française.
© Folio Gallimard