Radnóti Miklós

A propos de l'auteur / de la collection :

Miklós Radnóti, né le 5 mai 1909 à Budapest et mort le 9 novembre 1944 près de Abda (Hongrie), est l’un des plus célèbres poètes hongrois.

Sa mère et son frère jumeau meurent à sa naissance, expérience traumatique qu'il retrace dans son récit autobiographique de 1939, Ikrek Hava. Napló a gyerekkorról (Le mois des Gémeaux. Journal de l'enfance). Il perd son père à l’âge de douze ans.

Issu d’une famille d’intellectuels, il entre à la faculté de lettres de Szeged et obtient un diplôme de hongrois et de français. Mais ses origines juives et ses idées progressistes lui interdisent un poste. Lancé sur le chemin de l’exploration des villages, il entretient des liens avec le parti communiste illégal sans jamais y appartenir.

En 1930, il publie son premier recueil Pogány köszöntő (Salut du païen). Son second recueil Új módi pásztorok éneke (Chanson des nouveaux bergers), de genre lyrique et bucolique, lui vaut un procès en 1931 pour attentat à la pudeur à la suite duquel il est condamné à huit mois de prison.

Sa poésie se tourne vers le mouvement ouvrier et la sociologie rurale. Il se rapproche du groupe littéraire des « urbains », et publie des poèmes dans la revue dirigée par Attila József, Szép Szó. C'est un antifasciste convaincu. Il est notamment loué pour son recueil de 1936, Járkálj csak, halálraítélt! (Marche, condamné à mort !) pour lequel il gagne le Prix Baumgarten. Son poème Füttyel oszlik a béke (La paix se disperse à coups de sifflet) retrace l’ombre du plumet de la police hongroise. Conscrit au Service du Travail des Juifs, il est fusillé par les SS lors de leur retraite, le 9 novembre 1944, ses derniers poèmes en poche. On les exhumera avec son cadavre en 1946, et ils seront publiés cette même année sous le titre Tajtékos ég (Ciel nuageux).

De fait, Miklós Radnóti s'est tourné dès ses années d'université vers le catholicisme, où il a étudié sous la direction du poète catholique Sándor Sík. Sa conversion tardive, en 1943, est motivée par une longue quête du Christ.

Il a notamment traduit en hongrois les poèmes de Guillaume Apollinaire et de Jean de La Fontaine.

Littérature hongroise - FR*Poésie
Editeur : Phébus
Prix : (indicatif) 5.900 Huf.
ISBN : 9782859406080
Disponible à la vente Disponible


Le livre :

Présentation de l'éditeur : On a voulu rassembler dans ce volume non pas la totalité mais l'essentiel de l'oeuvre d'un poète abattu à trente-cinq ans (l'âge de Mozart) par les mauvais vents de l'Histoire. Entre les poèmes publiés à vingt ans par un jeune homme épris de poésie française (de Villon à Larbaud) et la guerre qui tout arrête, cinq ou six minces plaquettes où une voix s'essaie, avec une confondante virtuosité déjà, à tous les registres de la sensibilité : de la fantaisie désinvolte à l'interrogation inquiète. On donne ici un choix assez large des oeuvres de cette période première, où rôdent déjà de méchants pressentiments : Toujours en quelque lieu l'on tue : au sein d'une valléeaux cils clos, sur une montagne fureteuse, n'importe,tu as beau dire que c'est loin ! Shanghai ou Guernicasont aussi proches de mon coeur que l'est ta main qui tremble… Mais c'est surtout au vaste recueil posthume, Ciel écumeux (1946), que l'on a fait la part belle, où se trouvent rassemblés à la fois les derniers poèmes d'un avant-guerre qui persiste à savourer la beauté du monde comme on ferait d'un vin rare, et les cris griffonnés à la hâte derrière les barbelés : J'étais fleur, racine suis, dans la terre, dans la nuit ; ici s'achève ma vie, tout là-haut pleure une scie…


Radnóti Miklós

A propos de l'auteur / de la collection :

Miklós Radnóti, né le 5 mai 1909 à Budapest et mort le 9 novembre 1944 près de Abda (Hongrie), est l’un des plus célèbres poètes hongrois.

Sa mère et son frère jumeau meurent à sa naissance, expérience traumatique qu'il retrace dans son récit autobiographique de 1939, Ikrek Hava. Napló a gyerekkorról (Le mois des Gémeaux. Journal de l'enfance). Il perd son père à l’âge de douze ans.

Issu d’une famille d’intellectuels, il entre à la faculté de lettres de Szeged et obtient un diplôme de hongrois et de français. Mais ses origines juives et ses idées progressistes lui interdisent un poste. Lancé sur le chemin de l’exploration des villages, il entretient des liens avec le parti communiste illégal sans jamais y appartenir.

En 1930, il publie son premier recueil Pogány köszöntő (Salut du païen). Son second recueil Új módi pásztorok éneke (Chanson des nouveaux bergers), de genre lyrique et bucolique, lui vaut un procès en 1931 pour attentat à la pudeur à la suite duquel il est condamné à huit mois de prison.

Sa poésie se tourne vers le mouvement ouvrier et la sociologie rurale. Il se rapproche du groupe littéraire des « urbains », et publie des poèmes dans la revue dirigée par Attila József, Szép Szó. C'est un antifasciste convaincu. Il est notamment loué pour son recueil de 1936, Járkálj csak, halálraítélt! (Marche, condamné à mort !) pour lequel il gagne le Prix Baumgarten. Son poème Füttyel oszlik a béke (La paix se disperse à coups de sifflet) retrace l’ombre du plumet de la police hongroise. Conscrit au Service du Travail des Juifs, il est fusillé par les SS lors de leur retraite, le 9 novembre 1944, ses derniers poèmes en poche. On les exhumera avec son cadavre en 1946, et ils seront publiés cette même année sous le titre Tajtékos ég (Ciel nuageux).

De fait, Miklós Radnóti s'est tourné dès ses années d'université vers le catholicisme, où il a étudié sous la direction du poète catholique Sándor Sík. Sa conversion tardive, en 1943, est motivée par une longue quête du Christ.

Il a notamment traduit en hongrois les poèmes de Guillaume Apollinaire et de Jean de La Fontaine.