Ricoeur Paul

A propos de l'auteur / de la collection :

Paul Ricoeur (27 février 1913, Valence - 20 mai 2005, Châtenay-Malabry)

Le Monde 21 mai 2005 :
 « Paul Ricoeur avait été en 2004 lauréat du prix John W. Kluge, prestigieuse récompense américaine pour les sciences humaines. Ancien doyen de la faculté des lettres de Nanterre (1969-1970), le philosophe, qui avait connu un spectaculaire regain d'intérêt en France depuis une quinzaine d'années, était l'héritier spirituel de la phénoménologie de Husserl et de l'existentialisme chrétien.
Né le 27 février 1913 à Valence (Drôme), Paul Ricoeur, tôt orphelin, est élevé par des grands-parents protestants. Agrégé de philosophie et docteur ès Lettres, il est professeur de lycée à partir de 1933, à Saint-Brieuc, Colmar et Lorient. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier en Allemagne, et crée un cercle philosophique dans son Oflag. A la Libération, il est attaché de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), avant d'être professeur d'histoire de la philosophie à la faculté des lettres de Strasbourg (1948-1956). Il est ensuite nommé à Paris, d'abord à la Sorbonne, puis à Nanterre en 1966.
Membre du comité de la revue Esprit à partir de 1947, il commence à publier dans les années 50, notamment sa thèse sur la philosophie de la volonté. Dans les années 60, ce philosophe curieux de tout, se tourne vers la psychanalyse freudienne (De l'interprétation. Essai sur Freud). Après sa démission de la faculté de Nanterre en 1970, Paul Ricoeur enseignera longtemps à l'université de Chicago. Il a également enseigné à Louvain (Belgique). Il devient parallèlement directeur de La revue de métaphysique et de morale (1974).
Dans les années 80, le philosophe publie ses œuvres les plus personnelles, comme Temps et récit (1983), puis La Mémoire, l'histoire, l'oubli (2000) qui interrogent les historiens sur leur pratique et leur savoir, ou Soi-même comme un autre (1990).
Penseur engagé, militant socialiste dès 1933, et profondément chrétien, Paul Ricoeur, Croix de guerre 39-45, Grand Prix de philosophie de l'Académie française, était veuf et père de cinq enfants.»

Coups de coeur - FR*Essais
Editeur : Points
Prix : (indicatif) 3.420 Huf.
ISBN : 9782020563321
Disponible à la vente Disponible


Le livre :

"L'ouvrage comporte trois parties nettement délimitées par leur thème et leur méthode. La première, consacrée à la mémoire et aux phénomènes mnémoniques, est placée sous l'égide de la phénoménologie au sens husserlien du terme. La deuxième, dédiée à l'histoire, relève d'une épistémologie des sciences historiques. La troisième, culminant dans une méditation sur l'oubli, s'encadre dans une herméneutique de la condition historique des humains que nous sommes.

Mais ces trois parties ne font pas trois livres. Bien que les trois mâts portent des voilures enchevêtrées mais distinctes, ils appartiennent à la même embarcation, destinée à une même et unique navigation. Une problématique commune court en effet à travers la phénoménologie de la mémoire, l'épistémologie de l'histoire, l'herméneutique de la condition historique: celle de la représentation du passé.

Je reste troublé par l'inquiétant spectacle que donne le trop de mémoire ici, le trop d'oubli ailleurs, pour ne rien dire de l'influence des commémorations et des abus de mémoire - et d'oubli. L'idée d'une politique de la juste mémoire est à cet égard un de mes thèmes civiques avoués."

Paul Ricoeur


Ricoeur Paul

A propos de l'auteur / de la collection :

Paul Ricoeur (27 février 1913, Valence - 20 mai 2005, Châtenay-Malabry)

Le Monde 21 mai 2005 :
 « Paul Ricoeur avait été en 2004 lauréat du prix John W. Kluge, prestigieuse récompense américaine pour les sciences humaines. Ancien doyen de la faculté des lettres de Nanterre (1969-1970), le philosophe, qui avait connu un spectaculaire regain d'intérêt en France depuis une quinzaine d'années, était l'héritier spirituel de la phénoménologie de Husserl et de l'existentialisme chrétien.
Né le 27 février 1913 à Valence (Drôme), Paul Ricoeur, tôt orphelin, est élevé par des grands-parents protestants. Agrégé de philosophie et docteur ès Lettres, il est professeur de lycée à partir de 1933, à Saint-Brieuc, Colmar et Lorient. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier en Allemagne, et crée un cercle philosophique dans son Oflag. A la Libération, il est attaché de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), avant d'être professeur d'histoire de la philosophie à la faculté des lettres de Strasbourg (1948-1956). Il est ensuite nommé à Paris, d'abord à la Sorbonne, puis à Nanterre en 1966.
Membre du comité de la revue Esprit à partir de 1947, il commence à publier dans les années 50, notamment sa thèse sur la philosophie de la volonté. Dans les années 60, ce philosophe curieux de tout, se tourne vers la psychanalyse freudienne (De l'interprétation. Essai sur Freud). Après sa démission de la faculté de Nanterre en 1970, Paul Ricoeur enseignera longtemps à l'université de Chicago. Il a également enseigné à Louvain (Belgique). Il devient parallèlement directeur de La revue de métaphysique et de morale (1974).
Dans les années 80, le philosophe publie ses œuvres les plus personnelles, comme Temps et récit (1983), puis La Mémoire, l'histoire, l'oubli (2000) qui interrogent les historiens sur leur pratique et leur savoir, ou Soi-même comme un autre (1990).
Penseur engagé, militant socialiste dès 1933, et profondément chrétien, Paul Ricoeur, Croix de guerre 39-45, Grand Prix de philosophie de l'Académie française, était veuf et père de cinq enfants.»